
Le Ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Sécurité Sociale (MTFPSS), à travers l’Inspection Générale du Travail et de la Sécurité Sociale (IGTSS), a organisé du 13 au 15 août 2026, à Gitega, un atelier de renforcement des capacités destiné aux inspecteurs du travail.
La formation vise à renforcer les connaissances des inspecteurs du travail sur les normes et législations du travail afin de leur permettre de mieux accomplir leurs missions de contrôle, de conseil, de prévention et d’information auprès des employeurs et des travailleurs.

A l’ouverture de l’atelier, l’Inspecteur Général du Travail et de la Sécurité Sociale, Astère BIZINDAVYI, a indiqué que l’objectif de cet atelier est le renforcement des compétences des inspecteurs du travail et le partage d’expériences.
Selon lui, cet atelier constitue un cadre privilégié pour approfondir les connaissances des participants sur la législation nationale du travail et pour mieux comprendre les normes internationales du travail, notamment celles découlant des conventions et recommandations de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).
Il a également rappelé que l’inspection du travail occupe une place essentielle dans le fonctionnement du système national de protection des travailleurs .Elle contribue aussi à garantir l’application effective de la législation du travail et à favoriser des relations professionnelles fondées sur le respect des droits et des obligations de toutes les parties.

La maîtrise de ces normes et législation permet ainsi aux inspecteurs de mieux accompagner les employeurs et les travailleurs, de prévenir les violations des droits du travail et de contribuer à l’amélioration des conditions de travail.

Au cours de cet atelier, Rédempteur NGENDAKURIYO ancien inspecteur du travail, a fait son exposé sur les différentes thématiques, notamment les normes du travail au Burundi, le mode de calcul de la rémunération du travail en cas de maladie, de maternité, d’accident du travail et de maladie professionnelle, ainsi que l’éthique et la déontologie de l’inspecteur du travail.

De son côté, Déogratias MBONIMPA inspecteur principal chargé des relations professionnelles, a présenté une communication consacrée aux législations nationales et aux normes internationales du travail. Il a rappelé l’évolution de ces normes depuis leur genèse et leur importance dans la protection des travailleurs.

Aline KWIZERIMANA inspecteur du travail, quant à elle, a abordé le thème sur le rôle des inspecteurs du travail et de la sécurité sociale dans la promotion de la santé au sein des entreprises. Elle a insisté sur la mission de contrôle des inspecteurs, qui consiste notamment à veiller au respect et à l’application de la législation du travail en rapport avec la sécurité et santé en milieu du travail.

Salomon NKEZABAHIZI lui aussi inspecteur du travail, a pour sa part, présenté le mode de calcul et de rémunération des heures supplémentaires. Il a rappelé que la durée normale du travail est fixée à 45 heures par semaine. Il s’est notamment référé à l’article 2 de l’ordonnance ministérielle n° 570/424 du 17 avril 2023 portant Taux de majoration des heures supplémentaires, des heures effectuées de nuit, le jour de repos hebdomadaire et les jours fériés.

Dieudonné NIYUNGEKO le consultant a présenté les principales infractions couramment constatées ainsi que les sanctions qui y sont relatives. Il a notamment insisté sur l’absence de contrat de travail et sur les conditions de travail. Les inspecteurs du travail sont en effet chargés de veiller à l’application des dispositions légales régissant les conditions de travail et la protection des travailleurs dans l’exercice de leurs activités.
Retenons que les participants ont clôturé l’atelier en formulant des recommandations susceptibles d’améliorer durablement les pratiques de l’inspection du travail. Ces recommandations vont contribuer à la construction d’un marché du travail plus juste, plus équitable et respectueux des droits fondamentaux tout en favorisant la promotion du travail décent au Burundi.