
Le Ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Sécurité Sociale, à travers l’Office Burundais de l’Emploi et de la Main-d’œuvre (OBEM), avec l’appui de l’Enabel via le programme PAREX, a organisé ce jeudi 30 octobre 2025 à Bujumbura un atelier de lancement du projet d’élaboration du plan opérationnel d’intermédiation pour l’emploi salarié, de l’actualisation des répertoires des emplois et des métiers du Burundi, ainsi que de la mise en place d’une plateforme digitale et fonctionnelle pour l’enregistrement des chercheurs d’emploi, des employeurs et des mécanismes de placement.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement des dispositifs nationaux de promotion de l’emploi et de la modernisation du système d’intermédiation sur le marché du travail. Il a pour objectifs principaux l’élaboration d’un plan opérationnel efficace, l’actualisation du Répertoire des Emplois et des Métiers du Burundi, ainsi que la mise en place d’une plateforme digitale fonctionnelle destinée à l’enregistrement et à la gestion des offres et demandes d’emploi.

La cérémonie a été rehaussée par Emmanuel NGOMIRAKIZA, Secrétaire Permanent du Ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Sécurité Sociale. Dans son allocution, il a rappelé que l’emploi constitue l’un des piliers de la stabilité politique, du développement économique durable et de la paix sociale. Il a souligné que la création et la promotion de l’emploi, particulièrement chez les jeunes, demeurent des enjeux cruciaux pouvant être à l’origine de tensions sociales si des réponses adéquates et durables ne sont pas apportées.

Afin de relever ce défi, le Gouvernement du Burundi s’est doté de plusieurs instruments stratégiques de croissance économique et de lutte contre la pauvreté dans le cadre de la Vision 2024-2060. Parmi ces instruments figurent notamment le Plan National de Développement révisé (PND), la politique sectorielle du Ministère et ses stratégies de mise en œuvre, la Politique Nationale de l’Emploi, ainsi que les programmes budgétaires axés sur « l’emploi et le travail décent ». Ces outils visent à créer des opportunités d’emploi et à renforcer l’employabilité des chercheurs d’emploi en tenant compte des mutations technologiques, économiques et sociales.

Le plan opérationnel d’intermédiation pour l’emploi salarié, l’actualisation des répertoires des emplois et métiers, ainsi que la mise en place d’une plateforme digitale viennent compléter cet arsenal d’outils stratégiques. L’actualisation du répertoire des emplois et des métiers vise à valoriser les métiers, à promouvoir la création d’emplois et à orienter les offres de formation vers une meilleure adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail. Pour ce faire, les partenaires sociaux et les professionnels de divers secteurs sont associés afin de contribuer à la mise à jour de ce répertoire.
Concernant la plateforme digitale, elle permettra d’enregistrer et de suivre les demandeurs d’emploi sur l’ensemble du territoire national. Cet outil fournira des données fiables, régulièrement actualisées, et facilitera l’insertion professionnelle des chercheurs d’emploi tout en renforçant les liens entre employeurs et candidats.

Au cours de l’atelier, le consultant Modibo Koly Keita a animé deux sessions de formation. La première portait sur les généralités, les spécificités et les exigences des marchés du travail et de l’emploi. Il a développé les nouvelles définitions statistiques du travail, les systèmes de travail et de comptabilité nationale, ainsi que les caractéristiques et les exigences du marché de l’emploi.
La deuxième session était consacrée à la Convention n°88 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), adoptée en 1948, qui met en avant les principes fondamentaux de l’organisation des services publics de l’emploi. Le consultant a insisté sur l’importance de cette convention pour les États membres et sur son rôle dans la structuration et la régulation du marché de l’emploi.

Signalons que cet atelier marque une étape importante dans la modernisation du système d’intermédiation pour l’emploi au Burundi, en mettant l’accent sur la digitalisation, la planification stratégique et la valorisation des compétences nationales au service du développement durable.