Bâtir un mouvement de travail plus sûr et plus respectueux des droits fondamentaux
Le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi, à travers l’Inspection Générale du Travail et de la Sécurité Sociale (IGTSS), en collaboration avec la Confédération des Syndicats Libres du Burundi (CSB) et avec l’appui financier de We Social Movements (WSM), a organisé ce vendredi 20 juin 2025 à Bujumbura un atelier de renforcement des capacités sur les instruments juridiques nationaux et internationaux régissant le monde du travail, à l’intention des inspecteurs du travail et de la sécurité sociale.

Astère BIZINDAVYI, l’Inspecteur Général de la Sécurité Sociale au Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi qui a représenté le Ministre a souligné que l’atelier s’inscrit dans une dynamique de promotion de la justice sociale et du respect des droits fondamentaux au travail. L’atelier a comme objectif principal de renforcer les connaissances des inspecteurs sur les instruments juridiques nationaux et internationaux régissant le monde du travail, afin de garantir une meilleure application des normes et une amélioration concrète des conditions de travail.
Grâce à l’appui de We Social Movements (WSM), la Confédération des Syndicats libres du Burundi (CSB) met en œuvre le programme 2022-2026, centré sur le conseil et l’assistance légale. Ce programme s’articule autour de quatre axes majeurs dont la formalisation du secteur informel, formation de base des travailleurs, la mutualisation des travailleurs du secteur informel et l’accompagnement juridique et judiciaire des travailleurs dont les droits sont bafoués.
L’Inspection Générale du Travail et de la sécurité sociale poursuit également ces objectifs, en offrant la protection et conseils aux travailleurs et aux entreprises pour assurer la mise en application des dispositions nationales et internationales du travail.

Astère BIZINDAVYI a ajouté que l’atelier permettra aux inspecteurs d’informer les affiliés et les partenaires sociaux sur leurs droits et obligations en milieu professionnel, de renforcer la gestion des conflits et de mieux comprendre les instruments juridiques qui encadrent le monde du travail. Ce renforcement des capacités est un levier essentiel pour bâtir un environnement de travail plus sûr, respectueux et équitable pour tous.
Au cours de l’atelier, Deo MBONIMPA, Inspecteur principal chargé des relations professionnelles, a présenté un exposé sur les instruments juridiques nationaux et internationaux régissant le monde du travail. Il a rappelé que ces instruments poursuivent des objectifs essentiels notamment promouvoir l’emploi décent, étendre la protection sociale et renforcer le dialogue social.

Depuis sa création en 1919, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) s’est donnée pour mission d’harmoniser les conditions de travail et de lutter contre l’injustice sociale et la pauvreté. Les conventions internationales adoptées visent à garantir des conditions de travail dignes, la protection des droits économiques et humains, et une rémunération équitable.
NTIRENGANYA Jean de Dieu a, quant à lui, abordé la question de l’éthique et de la déontologie des inspecteurs du travail. Il a insisté sur deux préalables indispensables à l’exercice de cette fonction, une haute compétence professionnelle et une moralité irréprochable. Les inspecteurs doivent être capables d’apprécier la conformité des pratiques au regard de la loi, tout en faisant preuve d’intégrité dans leurs jugements. La crédibilité et la légitimité des rapports d’inspection reposent sur la compétence et l’éthique de ceux qui les rédigent.
Signalons que cet atelier a marqué une étape importante dans la construction d’un mouvement du travail plus fort et plus respectueux des droits humains au Burundi. Il témoigne de l’engagement des institutions publiques, des syndicats et des partenaires internationaux à œuvrer ensemble pour la promotion du travail décent et de la justice sociale.